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Il reste une quinzaine d’année

Chers amis,

Loin de moi l’idée d’être alarmiste. Il semblerait cependant que Monsieur Partant et quelques autres auraient raison. La décroissance sera choisie ou subie…

Pour ma part, j’ai déjà choisi le choix – plus judicieux à mon sens. Mon retrait de Facebook n’en est que le début symbolique et même ce blog risque fort de s’achever plus tôt que je ne m’y attends. J’aimerai bien vous amener aux même conclusions et finalement aux mêmes démarches: plus nous serons nombreux, meilleure sera la résilience. Après hein, je ne force personne…

La situation, au delà des crises (écolo, éco, socio, … etc etc etc) et des problèmes que tous connaissent et cernent plus ou moins, se résume à un graphique:Futurism-Got-Corn-graph-631-thumb

Ce graph est issu du Rapport Meadows, commandité par le Club de Rome au MIT en 1970, édité en 72 et mis à jour en 2012. Il donnait à l’époque 60 ans pour que le système collapse. Même s’il s’agit du système capitaliste en mode: fin de l’Histoire, il n’existe pas d’autre choix possible, c’est surtout le système d’exploitation et de croissance, quelque soit l’architecture économique qui le régit, qui est concerné. Le point crucial, c’est que les valeurs mesurées entre 1970 et 2012 collent presque à la perfection avec les prévisions… Et se confirment depuis. Ainsi, la baisse des rendements agricoles enregistrés depuis quelques années correspond au début de la baisse de la courbe brune, vers 2016…

En bref, nous entamons la descente et il nous reste une dizaine d’année pour nous préparer, cette fois sans tergiverser.
J’ai souvent entendu qu’il fallait 10 ans pour maitriser son sujet – un instrument de musique, son boulot, quoique ce soit. La dernière limite pour choisir de nous réapproprier les savoir faire et de nous organiser pour être à même de vivre sereinement cette transition, c’est finalement aujourd’hui, maintenant. Histoire d’avoir juste le temps nécessaire pour apprendre.

Je suis bien conscient que ce n’est pas évident – une histoire de décoloniser l’imaginaire, disent certains – et pour moi le premier: je galère depuis un paquet d’années avec mes contradictions. Je transporte des morceaux d’avions en ce moment, c’est dire! Et j’avoue que je ne connais pas encore vraiment les circuits courts d’approvisionnement autour de chez moi, le super marché est bien pratique même si le marché du jeudi matin commence à être une habitude.Forcément, on se dit que c’est pas pour tout de suite. C’est toujours l’histoire des bactéries dans leur pétri… Mais finalement, c’est juste une histoire de survie. Et une nécessité qui se fait de plus en plus criante malgré tous les miroirs aux alouettes de notre monde, système, médias, organisation, course au travail, stress, pub, envies et fabrication du consentement.

Vous me direz, on fait quoi?

On prend les courbes et on s’adapte, on s’organise, on apprend, on réapprend, on invente pour solutionner:

  • La violette, les ressources non renouvelables: elles s’effondrent. Malheureusement, ça colle… Toutes les mines s’épuisent et les teneurs en minéraux des roches suivent. C’est pas moi, c’est le CNRS. Il va bien falloir réapprendre et inventer de nouvelles méthodes pour utiliser les ressources renouvelables, recycler le possible et surtout limiter ses propres dépenses.
    Récupération d’eau de pluie, toilettes sèches, création d’électricité, zéro déchets, ça marche même en appart!
  • La brune, la nourriture: Qui connait l’agriculture vivrière, qui sait cultiver pour se nourrir? Je ne parle même pas d’autarcie, ni même d’autonomie, mais juste de dépasser le stade du loisir des pieds de tomate l’été. Et je vous fais grâce des céréales et de l’élevage ne serait ce que familial… Il faudra cependant compter sur les soubresauts de diminution du rendement, même en France.
    Culture, culture et culture, en balcon, sur les toits, dans son jardin, puis apprendre à faire son pain, ses yaourts, troquer, échanger – c’est l’occasion d’utiliser une monnaie locale. Cultivez un jardin potager chez vous ou chez un “prochain”.  Limitez les protéines animales – je ne me passerais pas de saucisson cela dit… Élevez des insectes!
  • La verte, les services: Pour ça, y’a même pas besoin d’attendre, ça fait des années que nos chers dirigeants les détricotent pour s’en revendre les morceaux. Nous ne sommes plus que des clients… L’humain, le lien, les patients, usagers et les autres… Je mets la santé et la convivialité ici?
  • La noire, la population: Ce n’est pas si clair? Juste l’espérance de vie en bonne santé en Allemagne ces dernières années… Pour cette courbe, c’est un peu la résultante de toutes les autres – plus les conflits.
  • La rose, l’industrie: C’est celle qui me fait finalement plaisir. La fin de la production effrénée de biens, juste pour… Tiens, pourquoi d’ailleurs?
  • La bleue, la pollution … et son décalage temporel. Dommage, c’est la dernière à diminuer…

Les actions ponctuelles, les petits actes de la vie de tous les jours, le tri sélectif, acheter des ampoules fluo compactes (voir plus haut, les minerais) et du bio changera la donne? Reste à faire le maximum soit même, se placer résolument dans une démarche de transition puis de vie frugale et s’organiser avec ses voisins, amis, associations, collectifs etc. Ça ne peut qu’au pire vous éviter de vous retrouver comme des c… dans 5, 10 ou max 15 ans. Au mieux, votre quartier, ville (pays?) suit et vous retrouvez le goût du bonheur au lieu du labeur…

Alors, voici les villes en transition, les incredibles edibles (avec Albi comme ville pilote!) et les no déchets. Visez le DIY, réapprenez à fabriquer vos produits ménagers, votre nourriture, vos vêtements, votre savon et votre dentifrice. Moins de stress, moins de courses, moins de poubelles, moins d’envies et de fausses obligations, moins de dépenses, moins besoin de travailler. Renseignez vous, il y a forcément un réseau et des initiatives près de chez vous. Non? Vous savez alors ce qu’il vous reste à faire…
Passez au vélo et aux transports en commun – militez pour leur gratuité, passez vos contrats électriques chez Enercoopchaque année, trouvez les moyens de diminuer la facture d’eau et d’électricité, adhérez ou créez une AMAP, réparez, échangez, recyclez, vermicompostez (même en appart!)… Changez de banque au passage: Crédit coopératif ou encore mieux, allez à la NEF (les pires, malgré le greenwashing: BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole).
Cultivez vos connaissances et compétences utiles pour demain. Communiquez sur le faire savoir et le savoir faire.
Inspirez vous des pays du sud, de la Grèce et de l’Espagne!
Jetez votre TV! N’allez plus en grande surface!

L’autonomie a toujours été relative à nos besoins

1361745689-G6iPuis viens le défi: une seule poubelle à vider par mois, puis par trimestre, puis par an! Vous saurez que vous aurez gagné le jour où se débarrassez de la voiture sera évident… et effectif! C’est le moment de se bouger.

Trop dur? Vous voulez quand même continuer comme avant et payer votre voiture pour aller au travail pour payer votre voiture pour aller au travail et payer votre…STOP! Alors je ne peux que vous conseiller une chose: le Bug Out Bag (dit BOB). Just in case…

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J’attends vos commentaires 😀

 

 

 

 

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